mardi 9 décembre 2008

Le Grand Architecte de l'Univers.



Pour toi, Cherchant, sans renoncer aux affections permises ni aux devoirs de ton état, tu peux laisser aller ton âme et ton cœur à cette radieuse tendresse envers tous, tendresse qui te pénétrera si tu les considères comme ce qu'ils sont, des frères venus d'un même Père céleste, mais qui ne sont pas encore arrivés au stade que tu parcours. Que cette pitié fraternelle soit le fond commun de toutes les affections que tu éprouveras en dehors de ton foyer et, là encore, fais le départ entre ce qui est licite et ce qui ne l'est point. Car les passions ne sont pas interdites par un caprice du législateur; elles doivent être écartées de l'adepte, parce que ce sont elles qui troublent son esprit, le conduisent au mal. Pour toi, Cherchant, crée en ton cœur le plus de calme possible, écartes-en toute violence, car ton âme doit être sans cesse comme un lac paisible où se mirent les lumières venues d'En haut. Pas plus que la lumière visible ne se mire en une eau troublée, ces lumières ne peuvent atteindre que les âmes où règnent les joies pures, les affections désintéressées, la Beauté pure, la Sérénité parfaite.

Le désir d'Initiation.

Ami, tu connaîtras le doute, comme les anciens l'ont connu avant toi. Le doute est un voile de l'obscurité, mais il t'empêchera aussi de commettre les erreurs du téméraire. Il va te falloir t'asseoir sur les bancs de notre école pour de longues années et apprendre sans relâche mais au bout du chemin, aucun diplôme ne te sera remis. Ne confond pas non plus la porte de notre Maison avec celle de ton temple intérieur. Tu peux sortir d'ici quand bon te semblera mais, je te le rappelle, tu ne pourras renoncer au chemin qui commence sur le parvis de ton temple.“La vocation initiatique se rencontre seulement parmi des vagabonds spirituels et mystiques, qui errent dans la nuit après avoir déserté leurs églises, leurs écoles philosophiques ou leurs gourous, faute d'y avoir trouvé la vraie lumière.”L'initiation, tout comme l'art, ne doit pas être une fin en soi pour toi. Il te faut connaître pourquoi tu désires te faire initier. Fais attention que ton vœu ne soit pas dicté par la simple curiosité car le désir de sensationnel occulte risquerait de te décevoir.Ton désir d'être initié doit venir de l'amour de servir ou du désir de connaissance (connaître voulant dire naître avec). Tu dois désirer de tout ton cœur et de toute ton âme la connaissance des mystères de la vie universelle.L'initiation n'est qu'une clé qui ouvre une porte, celle de ton devenir. Elle te donne accès à un monde beaucoup plus vaste que celui que tu foules aujourd'hui. Nous te donnerons, au fil du temps, tout ce que nous avons aujourd'hui. Tu seras des nôtres et tu auras en partage notre connaissance ainsi que notre pain de vie. Nous t'enseignerons la Sagesse de nos Maîtres transmis de siècle en siècle. Mais avant, il nous reste quelques mots à te dire sur notre Ordre : nos compagnons pratiquent comme principaux devoirs :Honorer Dieu.Honorer et conserver les biens de l'Ordre.Soutenir leurs frères et sœurs compagnons en toute circonstance.

Les compagnons partagent entre eux tous les bienfaits qu'ils reçoivent de la vie car ils savent que ces bienfaits leur sont transmis par Dieu pour qu'ils puissent venir en aide aux autres. N'oublie pas que le mot compagnon veut dire “partage du pain”. Compagnon vient du mot latin “companis” et veut dire : qui partage le pain. Les compagnons partagent entre eux un enseignement philosophique Traditionnel, transmis depuis des siècles par l'initiation. Cet enseignement est holistique. Il comprend la philosophie, la théosophie, la gnose christique et la psychologie mystique. Il préfigure la transformation du vieil homme en un homme nouveau, spirituel et divin. La croix qu'il porte sur l'épaule représente le vieil homme et ses souffrances dans ce monde.Le but du compagnon est de partager son pain avec ses frères et sœurs, au sens propre comme au figuré.Notre Ordre n'est ni une société secrète, ni une secte, ni un ordre laïc mais un rassemblement d'hommes libres œuvrant dans un même but. Rien ne sera caché à celui qui se montre digne de recevoir les arcanes de nos pères. Si tu nous trouves discrets, c'est tout simplement parce que nous n'avons aucune ambition prosélytiste. Nous ne courons après personne et ne cherchons à convaincre qui que ce soit. Nos Maîtres sont anonymes et souvent inconnus de tous. Pour éviter tout culte de la personnalité, ils vivent parmi les hommes, comme le commun des mortels. Ici, nul gourou n'est à vénérer…

lundi 8 décembre 2008

Les Fêtes Solsticiales Traditionnelles.

Les Fêtes solsticiales.

Les fêtes solsticiales (autour des 21 juin et 21 décembre) ne reflètent pas le caractère des saisons. Le solstice d'hiver, saison habituellement froide, triste et sombre, inaugure en fait le début de la phase ascendante du soleil dans le ciel vers la lumière. Le solstice d'été, saison d'ordinaire chaude, joyeuse et claire, amorce au contraire la phase descendante de l'astre vers l'obscurité. Les fêtes solsticiales renvoient au symbolisme romain de Janus (de “janua” qui signifie porte), le dieu aux deux visages et, plus tardivement, aux fêtes chrétiennes de la Saint-Jean d'hiver (Jean l'Évangéliste fêté le 27 décembre) et de la Saint-Jean d'été (Jean le Baptiste fêté le 24 juin).
Jean le Baptiste était, avec Jésus, l'un des innombrables maîtres qui pullulaient en Orient en général et en Palestine en particulier. Jean le Baptiste s'est effacé devant la venue du Sauveur comme en témoigne les évangiles: “Il faut qu'il croisse (Jésus né au solstice d'hiver) et que je diminue (Jean le Baptiste né au solstice d'été)” 1, en pleine conformité avec les deux phases ascendante et descendante du soleil.
Janus, le dieu à double visage, regarde à la fois en direction de la phase ascendante et de la phase descendante du soleil. Il est le gardien des portes solsticiales ouvrant sur ces deux phases et le détenteur de deux clés qui sont ses principaux attributs. La clé d'or ouvre ou ferme la voie ascendante vers la lumière ou la connaissance spirituelle; la clé d'argent (ou le sceptre) ouvre ou ferme la voie descendante vers l'obscurité ou l'ignorance (spirituelle). Les clés font de Janus le dieu de l'initiation aux “mystères”:
La porte des hommes, associée au solstice d'été, donne accès aux “petits mystères” qui consistent en une régénération psychique complète produisant un individu (“individuum” ou indivisible), c'est-à-dire centré en lui-même et non plus dispersé entre ses différentes tendances. Cette porte ouvre la voie à l'état proprement humain.
La porte des dieux, en relation avec le solstice d'hiver, donne accès aux “grands mystères” qui mènent l'être de l'état humain à l'état supra-humain ou spirituel et identifie le centre de l'individu avec celui de l'être total, résidence de l'Un.
Janus présidait aux “Collegia Fabrorum”, les corporations des métiers du monde antique. Les constructeurs transmettaient leur “Art” uniquement aux disciples dignes de ce nom. Les postulants devaient non seulement posséder les aptitudes pour le travail, mais aussi des qualités propres leur permettant d'être initiés aux “mystères”. De même que les constructeurs rassemblaient des matériaux épars pour réaliser un édifice unique, les postulants devaient également rassembler leurs qualités propres pour devenir un individu.
La tradition antique de l'initiation s'est d'ailleurs transmise au monde chrétien pour se poursuivre au Moyen Âge au travers des corporations de constructeurs et du Compagnonnage (artisans, verriers, tailleurs de pierre, sculpteurs, peintres, charpentiers, menuisiers, forgerons etc.) qui eurent les Deux Saint-Jean pour patrons.

La Franc-Maçonnerie Traditionnelle

Nous, Maçons Traditionnels Libres, au sein d'une R L Libre, sans cesse à la recherche de la plus grande liberté de pensée et de recherche de, et par l'Etre humain, déclarons souscrire aux règles, définitions et principes suivants et nous engager à les respecter en toutes circonstances.

La FRANC-MAÇONNERIE est de nature spirituelle, religieuse et traditionnelle. Elle a pour but la transformation initiatique de ses membres par la méditation de la Loi d'Amour de l'Evangile de Saint Jean et la pratique rigoureuse des Usages, des Rites et des Cérémonies maçonniques. Cette transformation doit, et ne saurait s'opérer effectivement, que dans un climat de tolérance, de modestie, de modération, de discrétion, de loyauté absolue, de calme et de courtoisie.

C'est pourquoi la FRANC-MAÇONNERIE doit bannir avec une extrême rigueur de ses Loges, sous peine de manquer à sa mission fondamentale, tout ce qui est contraire à ces définitions. Elle doit notamment se refuser à toute activité dans le domaine confessionnel, politique, social, économique et financier, ce qui est une source abondante de mésentente et de conflits entre ses membres. Les Loges s’interdiront tout exposé et tout travail sur ces sujets et leurs membres s’abstiendront de toute conversation de ce genre lors des réunions maçonniques quelles qu’elles soient.
Les Maçons se doivent également d’observer une grande décence dans leurs propos et de s’abstenir de tout excès susceptible de modifier et d’altérer leur comportement.

Les Loges sont dirigées de façon collégiale par les Maîtres Maçons réunis en Conférence de Maîtres, limitée aux seuls membres actifs. La Plus large unanimité est toujours recherchée.

Les Maçons Traditionnels Libres constatent que le pluralisme des Rites est désormais une réalité maçonnique qui doit être admise. Ils affirment qu’à travers ce pluralisme des Rites une recherche initiatique méthodique et prudente doit permettre de retrouver l’essence traditionnelle de la Maçonnerie. Les Rites ne s’excluent pas, ils se complètent. Il doivent conserver tous leur plus grande pureté ainsi que leurs traditions et usages propres. Un Maître Maçon peut pratiquer plusieurs Rites, mais il faut dans ce cas qu’il s’abstienne soigneusement de les mêler par ignorance ou par un désir irréfléchi de bien faire.

Enfin les Maçons Traditionnels Libres portent tout leur intérêt à la Maçonnerie opérative d’avant 1717, ainsi qu’aux systèmes opératifs qui auraient survécu jusqu’à nos jours et se réservent le droit de les pratiquer soit d’y puiser les enseignement nécessaires à une meilleure compréhension de leurs Rites.
Ils adoptent les armes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de Londres et sa plus ancienne devise : “ God is our guide ”, “ Dieu est notre guide ”, qui doit s’entendre dans tous les sens mais aussi et surtout au sens opératif, en se souvenant que l’Eternel sur le Sinaï guida Moïse en lui donnant tous les plans du tabernacle, qui devait lui-même être le modèle du Temple élevé à Jérusalem sous les ordres du Roi Salomon, avec l’aide du Roi Hiram de Tyr et le précieux concours d’Hiram Abif.


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